20/09/2009

development of anti-Semitism

années 1970

 

La RTB‘F’ diffuse sur ses ondes la chanson composée par un de ses journalistes, Armand Bachelier, un pastiche de « Les Copains d’abord » (Brassens) : « Les Youpins d’abord ».

Aucune réaction négative, aucune censure…

 

2000

 

Extrême-droite: ne pas arborer d'étoile jau­ne pour manifester, LS 06/03/2000

 

Permettez-moi une réflexion d'un vieil homme qui a porté l'étoile jaune en 1943 à Bruxel­les. A cette sinistre époque, c'était pour moi et tant d'autres non seulement un signe d'infa­mie, mais aussi le malheur d'être raflé par l'occupant. (...)

Aujourd'hui, je vois lors des ma­nifestations contre la montée de l'extrême droite, lors d'autres manifestations aussi, des per­sonnes qui portent l'étoile jaune. Permettez-moi de considérer cela comme un abus. Je com­prends certes l'évocation de la mémoire et l'identification que l'on veut faire comprendre, mais je ne trouve pas cela fort à pro­pos. Porter aujourd'hui l'étoile jaune n'expose à aucun risque. En 1943, la porter, c'était dans la plupart des cas être pris, et terminer sa vie dans l'indicible. Il y a des symboles qui méritent le respect et l'exemplarité. En fai­re sans le vouloir un signe de protestation, c'est lui donner une résonance différente et moins destructrice qu'à cette si­nistre époque.

 

H. Manfred (1200 Bxl)

 

2003

Kissine Mikhail (étudiant à l'ULB, chercheur à la VUB), La responsabilité du juif, LS 23/05/2003

 

M. Wieviorka, cité par Claude Demelenne: "Les Juifs ne sont pas responsables de l'antisémitisme, mais ils peuvent contribuer à le faire reculer /.../ en se distanciant de la politique de Sharon."

La recette, courante dans la presse, sous son apparent bon sens, cache une argumentation chère à l'extrême-droite. En somme, lorsque des Marocains sont victimes d'une discrimination raciste, bien que ce ne soit pas de leur faute, c'est à eux de montrer que les racistes ont tort! Un tel raisonnement vise à se défaire de la responsabilité du racisme et de l'antisémitisme, présentés comme maux inévitables, issus du comportement des victimes.

En outre, attribuer à ces victimes un moyen d'enrayer la xénophobie, c'est déjà reconnaître une raison aux antisémites: les juifs n'ont qu'à agir, n'ont qu'à changer, pour ne plus être victimes. L'horreur de tout comportement xénophobe - et l'antisémitisme ne s'en distingue pas - réside dans l'irrationalité de la haine qu'il déclenche. Lier le climat antisémite ambiant à la situation politique au Proche-Orient, c'est doter le racisme d'un titre de noblesse qui lui manque pour pénétrer les milieux intellectuels: une raison. (...)

 

2004

Petit Cédric, Dieudonné jouera finalement à Woluwé-Saint-Pierre, LB 26/02/2004

 

Le Conseil d’Etat a tranché en faveur de l’humoriste, qui avait été interdit de scène.

Il pourra aussi se produire à Seraing, où l’interdiction a été levée ce mercredi.

 

2004

Szwarcburt Michèle (présidente du Centre communautaire laïc juif), Antisémitisme : la loi du silence, LS 06/02/2004

 

Dans le cadre de l'organisation, le 24 avril prochain, d'une manifestation nationale pour la défense de la démocratie, contre le racisme et contre le fascisme, le comité du Front anti-fasciste (FAF) a en effet catégoriquement refusé d'inclure la lutte contre l'antisémitisme dans sa plate-forme et ses slogans. Le comité organisateur, composé des partis démocratiques, des syndicats et de nombreuses organisations du monde associatif, choisit d'ignorer la résurgence

de l' antisémitisme observée depuis plus de 3 ans en Europe et en Belgique.

Au cours des trois réunions préparatoires, nous avons exprimé notre inquiétude et notre désarroi à l'égard de ce phénomène, plus particulièrement lorsque les principaux foyers de diffusion de cete haine à l'égard des Juifs sont des organisations de la mouvance tiers-mondiste ainsi qu'une frange de la population d'origine maghrébine.

(…)

Toujours prestes à dénoncer l’antisémitisme quand il sévit dans les rangs de l'extrême droite, comme en Autriche, nos amis antifascistes se montrent soudain réticents à le condamner quand il se manifeste sous leurs yeux en Belgique. Si nous comprenons bien le discours qu'ils nous ont tenu, il n'y aurait aucun regain d' antisémitisme en Belgique, les Juifs exagéreraient, ils ramèneraient constamment le racisme à eux-mêmes, il n'y aurait pas d' antisémitisme au sein de la population arabe, et les incendies de synagogues et de commerces juifs, tout comme les agressions de rabbins ou d’élèves d’écoles juives, seraient exagérés par les Juifs, ces actes

étant, d'après ce qu'il nous a été répondu, simplement le fait d'exclus et de déséquilibrés et non d'antisémites...

(…) Présent aux réunions préparatoires, le Centre culturel arabe se distingue particulièrement dans cet exercice lorsqu'il épingle et cautionne dans son bulletin bimestriel les stéréotypes visant les Juifs tels que « manipuler durement l'argent par le prêt à intérêt, « couler » certaines professions en acceptant des conditions de travail indignes et surtout faire toujours cause commune avec le plus fort ». « Leur implication », précise-t-il, « dans la vie capitaliste américaine, leurs monopoles commerciaux, leur contrôle de certains secteurs dans les affaires, renforcent cette réputation ». Il ajoute même que cette réputation correspond parfois à une réalité en cours . (…)

 

Cette carte blanche a été signée par le Conseil d'administration du CCLJ :

David Susskind, président d'honneur,

Geoffrey Appelbom, Benjamin Beeckmans, Brigitte Feys, Santo Franco, Dorothée Gabai, MireilleGancarski, Joël Goldbeter, Yves Goldstein, Henri Gutman, Oriana Klausner, Joël Kotek, David Kronfeld, Jacques Ouziel, Marek Pznanski, Katty Rojtman, Lucy Rozenbaum, Michaël Spiegl, Yaël Spiegl, Selma Szwarcman, Kervin Van Loo, Laurent Violon, Nicolas Zomersztajn et Olivier Boruchowitch, rédacteur en chef du magazine « Regards »

 Contacts : info@cclj.be - www.cclj.be

 

2005

Excuses mal placées …

 

Le pardon de Moureaux .., LB 22/02/2005

 

Lors d’une séance d’hommage au baron Paul Halter, rescapé des camps d’extermination et président de la Fondation Auschwitz, le bourgmestre de Molenbeek et président du parti socialiste bruxellois, Philippe Moureaux, a publiquement reconnu la responsabilité de son (sic) administration communale dans la déportation de citoyens juifs en 40-45.

 

NB : Rien à voir avec « son » administration communale…

Une déformation de l’Histoire par l’exagération.

Il s’agit probablement d’un calcul politique, qui, dans ce cas, serait dégoûtant.

 

2005

Gutter Renée-Anne, Le souvenir pour lutter contre le racisme, LB 16/03/2005

 

Verhofstadt compte demander des excuses au nom de la Belgique à ceux qui ont été les victimes de l’Holocauste à cause du « moins beau rôle que certaines administrations belges ont joué dans l’Holocauste ».

 

NB : Rien ne justifie ces « excuses » puisque la collaboration avec l’Occupant fut l’oeuvre d’inciviques.

Encore une manoeuvre politique d’un mauvais goût.

 

2006

Hirtt Nico, C’est le sionisme qui mène à la guerre, LB 25/07/2006

 

On s’est offusqué d’entendre le prési­dent iranien dire qu'il fallait "rayer Is­raël de la carte". Ce serait pourtant bien l'unique solution que de voir dispa­raître politiquement bien sûr, l'Etat d'Israël et, pareillement, les prétendus "territoires palestiniens", ces nouveaux bantoustans. Gommons de la carte du Moyen-Orient la frontière honteuse en­tre juifs et Arabes. La politique de "deux peuples, deux Etats", la politique du partage de la Palestine sur une base religieuse et ethnique, est une politique d'apartheid qui n'apportera jamais la paix. Revenons-en à ce qui fut toujours, jusqu'à Oslo, le projet de l'OLP, mais aussi celui d'un grand nombre de juifs comme, derechef, le grand physicien et humaniste Albert Einstein : "II serait, à mon avis, plus raisonnable d'arriver à un accord avec les Arabes sur la base d'une vie commune pacifique que de créer un Etat juif.

 

NB Physicien exceptionnel, Albert Einstein n’avait jamais apparemment vécu en Palestine où les juifs étaient carrément persécutés par leurs « compatriotes » arabes avant la création d’Israël…

 

 

2006

L'AMBASSADE D'ISRAËL NOUS ÉCRIT, in : LS 08/11/2006

 

L'éditorial  de Jurek  Kuczkiewicz, paru dans Le Soir du 2 novembre dernier, est révélateur. Fidèle à sa ligne, vo­tre journal, qui semble ne pas avoir une haute opinion de la capacité d'analyse et de réflexion de ses lecteurs, jette, une fois de plus, l'opprobre sur Israël et sur  ses dirigeants.

Le titre de l'éditorial est d'ail­leurs éloquent. En mettant le danger auquel le peuple israé­lien est exposé entre parenthèses, le ton noir-blanc est donné. Dans ce schéma manichéen préé­tabli du Bien contre le Mal, le lec­teur n'est plus invité à réfléchir, mais à prendre le « bon parti ».

Dès lors, comment s'étonner de ce qu'Israël ainsi que ses diri­geants soient condamnés par votre journal, sans avoir eu droit à un procès équitable ?

Oubliées, les quelque 1.100 vic­times israéliennes du terrorisme palestinien, elles aussi tombées ces dernières années « par petits nombres ». Un terrorisme que vo­tre journal se plaît à qualifier de « lutte armée », terminologie tel­lement plus romantique.

Oubliés, les milliers de missiles tirés par le Hamas et le Hezbol­lah contre le sud et le nord d'Is­raël. Tout ce qui pourrait d'une certaine manière ternir l'image des détracteurs d'Israël, est soi­gneusement tu et sciemment oc­culté, dans le but manifeste de désigner un seul coupable Peu importe si Solana vient de déclarer que l'aide européenne aux Palestiniens a augmenté cet­te année. Peu importe si l'ONU vient de rappeler qu'il faut désar­mer les milices au Liban. Peu im­porte si le gouvernement palesti­nien actuel déclare toujours qu'il ne reconnaîtra jamais Israël.

En faisant abstraction de ces réalités, les dangers auxquels est exposé le peuple israélien, ainsi que la souffrance allant de pair, deviennent pour Le Soir une pa­renthèse. Heureusement que le peuple palestinien est dirigé par des personnalités aussi intègres qu'ouvertes au dialogue et dé­vouées à son bien-être.

En taisant les faits, en manipulant le langage avec talent, en jouant brillamment sur les mots, ne risque-t-on pas de franchir la ligne étroite séparant l'analyse pertinente du journalisme en­gagé ? 

                 

CARMELA SHAMIR PORTE-PAROLE AMBASSADE D'ISRAËL

 

2006

Le Mémorial des déportés juifs saccagé, LB 26/07/2006

(à Anderlecht)

 

2007

Slovaquie / Les juifs outrés par l'archevêque, LB 05/01/2007

 

LA COMMUNAUTÉ JUIVE SLO­VAQUE s'est dite "outragée" jeudi par de récentes déclara­tions de l'archevêque Jan Sokol qui a évoqué le régime fasciste slovaque, satellite d'Adolf Hitler entre 1939 et 1945, comme une "période de prospérité". "L'attitude de l'archevêque, qui manque d'es­prit critique envers cette période, nous outrage", indique un com­muniqué de la communauté. Mgr Sokol, qui figure comme agent dans les dossiers de la police se­crète (Stb) de l'ancienne Tché­coslovaquie communiste, a dé­claré fin décembre que "rien ne nous manquait même si la guerre était là à cette époque". (AFP)

 

2008

 

Johan Viroux (Bastogne), Marches folkloriques, DH 30/08/2008

 

"Comme chacun le sait, il existe deux types de marches militaires dans l'Entre-Sambre-et-Meuse : l'un avec d'an­ciens costumes de l'armée belge et bel­ge-hollandaise et l'autre avec des costumes napoléoniens. Or, des histo­riens ont suffisamment démontré que Napoléon était un dictateur raciste : il a fait exterminer à Haïti des centaines d'esclaves noirs avides de liberté, dé­porter des Tziganes dans le sud-est de la France, édicter des lois dites infâmes contre la communauté juive, etc. Mal­gré cela, une bonne moitié des mar­cheurs s'entête toujours à défiler en partie en l'honneur de ce dictateur qui régna avec une discipline de fer sur no­tre pays. Est-ce une façon de respecter l'Histoire de la Belgique, voire l'Histoire tout court ? Évidemment que non. Comme l'ont déjà signalé d'anciens combattants, cela ne vaut pas mieux que le Vlaams Belang dont des activis­tes /en uniforme/ aboient België barst (que la Belgi­que crève). Il faut que tout cela cesse !"

 

2008

 

Une affiche ‘second degré’ de la VRT sur Berlin jette le trouble, in : LB 26/11/2008

 

Une affiche de promotion de Canvas suscite la polémique dans le monde juif.

Canvas a diffusé dans certains magazines une affiche provocante où l’on voit le présentateur en tenue Chippendale, mini-slip aux poils pubiens débordants, avec le bras tendu sur fond de drapeau nazi.

(..) Même si l’émission présente un Berlin aux antipodes de la capitale nazie…

 

2009

In : LSM, 24/01/2009

Sur votre éditorial "Massacre et hypocrisie"

 

«Votre éditorial "Massacre et hypocrisie" n'est qu'une analyse simpliste (...). Avec ses victimes, la guerre est toujours tragique. Il n'y a pas de guerres propres. Néanmoins, vous qui critiquez, sans doute êtes-vous plus intelligent que les dirigeants israéliens, toutes tendances confondues y compris la gauche. Avez-vous une alternative plus pacifique pour arrêter les tirs de Grad et de Kassam qui pleuvent sur Israël ? Ces tirs, depuis des années, terrorisent près d'un million d'Israéliens. Je voudrais aussi vous rappeler que le Hamas ne reconnaît ni Israël ni les accords signés par l'Autorité palestinienne. En plus de cela, Israël s'est retiré de la bande de Gaza qui est "Judenrein". Depuis ce retrait, le bombardement sur le sud d'Israël s'est intensifié. Que ferait la Belgique si près de 20% de sa population était en permanence terrorisée? Peut-être avez-vous des solutions miracles?»

 

Fam. S. P. (Anvers)

 

2009

In: Knack 04/02/09, p.26-27

Rik Van Cauwelaert

„Wij sturen toch troepen naar Afghanistan?“

 

Volgens André Gantman, voorzitter van de Joodse organisatie B’nai Brith, jurist en gewezen VLD-schepen van de stad Antwerpen, steekt het antisemitisme andermaal en zonder schroom de kop op.

 

(p.26) Want na de Tweede Wereldoorlog waren de Joden er vrij gerust op. 'Na de shoah moest het antisémitisme wel onderdrukt worden, dat kon niet anders.'

Daarin kwam verandering na de Zesdaagse Oorlog. 'Van dan af, zo schrijft Gantman, 'werden Israël en het zionisme zodanig gedemoniseerd, dat het antisémitisme andermaal en zonder schroom de kop opstak.'

 

Gevaar voor wereldvrede

Het récente militaire optreden van de Is­raëli's in Gaza deed in Europa de polemieken heroplaaien, zoals die over de vergelijking die Vlaams minister Bert Anciaux had gemaakt tussen de vermoorde kinderen in Dendermonde en de Palestijnse kinderen die slachtoffer werden van de bombardementen op Gaza. Gantman vreest dat achter veel van die verwijten aan het adres van Israël een verdoken antisemitisme schuilt. Hij gaat daar in zijn boek Jood zijn is een avontuur uitvoerig op in.

 

(…) 'Wij sturen toch troepen naar Afghanistan?', zegt André Gantman. 'Belgische vliegtuigen bombarderen daar terroristen die ons, Belgen, niet rechtstreeks bedreigen, laat staan dat ze hier moordende aanslagen heb-ben gepleegd. Toch zijn er die niet aanvaarden dat Israël, dat dagelijks vanuit het Gazagebied met raketten werd bestookt, een einde tracht te maken aan de moordende drijverijen van het Hamasregime. Wat mij doet vermoeden dat hier iets anders, een heimelijk antisemitisme, in het spel is. '               

(…)

'De aflevering van Man bijt hond van vorige week vrijdag, 30 januari, over de onvrede van de Joodse gemeenschap over de verklaringen van Bert Anciaux was ronduit kwetsend en bevatte alle ingrediënten die indertijd ook door Der Sturmer werden aangewend. Ik vraag me af welke de reactie zal zijn van het Centrum voor Gelijke Kansen, dat vaak afzijdig blijft in gevallen van antisemitisme.'

Ook de vergelijking tussen de oorlog in Gaza en het beleg door de Duitsers van het getto van Warschau, die een groep prominente Engelse Joden onlangs maakte in de krant The Guardian, snijdt volgens Gantman geen bout.

'Het zou de ondertekenaars van die brief duidelijk moeten zijn dat er geen vergelijking mogelijk is tussen Gaza en het getto van War­schau. In het getto werden honderdduizenden Joden door de nazitroepen samengedreven met slechts één doel: hun totale vernietiging, 'ausrotten', in Auschwitz en Treblinka. De opstand in Warschau begon op 19 april 1943 toen de nagenoeg 60.000 over-levenden beslisten zich niet langer als vee naar de slachtbanken te laten leiden.

'Wat in Gaza gebeurde, is vreselijk. Je zult mij niet het tegendeel horen beweren. Maar Hamas heeft geen ander doel dan de vernie­tiging van Israël en het wordt daarbij gehol-pen door Iran en Syrie. Hamas heeft nooit geaarzeld kinderen uit te sturen aïs zelf-moordenaars. Ik kan me niet herinneren dat Bert Anciaux daar ooit tegen heeft geprotesteerd.

'Het gaat hier niet om een oorlog tegen het Palestijnse volk met het oog op een zuive-ring. De militaire campagne is een antwoord op de raketaanvallen georganiseerd door Hamas vanuit Gaza. Hamas gebruikt de eigen bevolking als schild. De vijanden van de Palestijnen in Gaza zijn niet de Israëli's, maar de top van Hamas, die veelal elders veiligheid zocht'.

 

 

ANDRÉ GANTMAN,

JOOD ZIJN IS EEN AVONTUUR,

PELCKMANS. 16,50 EURO.

 

2009

SERAIT-CE LA GUERRE ?, in : R.E., 79/2009, p.16-17

 

Après plus d'un mois de réflexion, et probablement de négociations, le CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique) a porté plainte, auprès du Centre pour l'éga­lité des chances et la lutte contre le racisme et l'antisémitisme contre les 85 organisations non gouvernemen­tales, syndicats et partis politiques. Ceux-ci auraient été à la base de la grande manifestation du 11 janvier contre la poursuite de la guerre à Gaza. Parmi les suspects, il y a rien moins que le Parti socialiste (PS) et le Centre démocrate et humaniste (CDH). Le CCOJB, qui leur reproche que, sur de nombreux calicots, les Juifs ont été comparés aux nazis et Gaza à Auschwitz, remarque qu'il s'agit de violations de la loi contre le négationnisme et de la loi contre le racisme, l'antisémitisme et la xéno­phobie. Elles peuvent être lourde­ment sanctionnées. D'après l'agence Belga, l'asbl Résistances, observatoire de l'extrême-droite, dont certains membres ont suivi et filmé la mani­festation, initierait des plaintes contre inconnus. Le parti MR, qui n'est pas inquiété bien que certains de ses membres aient été repérés en pleine action, recommande à la ville de Bruxelles de mieux gouverner démo­cratiquement les manifestations. Il n'y aura probablement pas de guerre entre le CCOJB et les partis et syndicats. Plutôt des protestations vertueuses et de bons et salutaires accords pour l'avenir. Et, pour l'exemple, quelques sacrifices hu­mains d'antisémites enragés qui fe­ront comprendre aux autres où est l'intérêt bien compris des bons démo­crates.

 

16:01 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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